Le mur des réformateurs à Genève, Suisse : Guillaume Farel, Jean Calvin, Théodore de Bèze, John Knox
Le mur des réformateurs à Genève, Suisse : Guillaume Farel, Jean Calvin, Théodore de Bèze, John Knox

L'église Apostolique de Quéven, une église Protestante

L'identité de l'église apostolique de Quéven plonge les racines de son identité dans le terreau de la réforme protestante du XVIème siècle. Un mouvement qui s'est défini par l'expression des 5 proclamations qui sont encore aujourd'hui au centre de notre foi :

  • - Sola scriptura (« Par l'Écriture seulement »)

    C'est l'affirmation selon laquelle la Bible est l'unique source et norme de la doctrine chrétienne. Cela signifie que tout l'enseignement se doit d'être fondé sur elle et se conformer à ce qu'elle révèle. Nous croyons, à la suite des réformateurs, que notre foi en l'origine divine de la Bible la place au-dessus de la tradition de l’Eglise. Elle est l’autorité souveraine où chacune de ses parties est interprétée et éclairée par les autres sans aucune contradiction. Nous croyons dans le caractère véridique de la Bible mais il est donné à l'être humain la responsabilité de mettre en œuvre toute sa volonté et toute son intelligence pour l'accueillir, la comprendre et en faire le fondement de sa foi. Le but de la Parole de Dieu est de nous conduire au Christ et de nous maintenir dans la communion avec le Père et avec le Fils.

  • - Sola fide (« Par la foi seulement »)

    Nous croyons que la réconciliation entre Dieu et les hommes repose uniquement par la foi que nous posons en Dieu et sur le salut qu’il nous offre en Jésus Christ. Nous sommes déclarés justes par Dieu (justifiés) sur la base de notre foi seule et non par les œuvres. En effet, c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est pas par les œuvres, afin que personne ne puisse se vanter. ( 2.8-9)

  • - Sola gratia (« Par la grâce seulement »)

    Nous croyons que l’homme n’est pas sauvé par ses œuvres mais qu’il doit entrer dans une relation de confiance du caractère gratuit de son salut. Il ne mérite rien, ne peut rien, mais l’amour du Père lui offre cette possibilité de retrouver sa place à ses côtés en étant justifié.

  • - Solus Christus (« Christ seulement »)

    Nous croyons qu’il n’y a aucun médiateur, humain ou spirituel, permette à l’être humain d’être rendu juste et recevable par le Père, sinon Jésus-Christ. C’est à la fois la réalité du salut, la reconnaissance de l’œuvre de Christ mais également la gloire qui lui est due et qui n’est attribuable à nul autre. Il est la Porte étroite, la seule, qui permet de retrouver le chemin du Père.

  • - Soli Deo gloria (« À Dieu seul la gloire »)

    Nous croyons que les 4 premières proclamations nous conduisent à reconnaître que seul Dieu mérite d’être glorifié. Aucun être humain, ni les autres, ni nous-mêmes, aucun symbole ou représentation, rien ni personne ne mérite d’être adoré, de recevoir un culte sinon celui qui était, qui est et qui sera pour l’éternité : Dieu.

Le retour du fils prodigue de H.R Rembrandt
Le retour du fils prodigue de H.R Rembrandt

L'église Apostolique de Quéven, une église évangélique

Cette branche du protestantisme à laquelle l’église Apostolique appartient s’est développée très rapidement par l’apparition de l’anabaptisme notamment dès 1525. Elle se caractérise par les points suivants :

  • L’accent est mis l’autorité et la place des Ecritures dans la vie du croyant.

    Nous croyons que la Bible est la Parole de Dieu, donnée non seulement pour établir le cadre de notre foi mais également pour nous aider à la faire grandir. Elle nous permet de mieux connaître Dieu, ce qu’il est et ce qu’il fait. Mais elle nous éclaire aussi sur nous-mêmes et nous conduit dans une vie nouvelle. Guidés par l’Esprit Saint, la Bible a une valeur normative dans la vie du croyant pour définir comment croire et agir.

  • La nécessité de la conversion et de la nouvelle naissance :

    Le fait de suivre Jésus Christ ne se limite pas à une adhésion aux principes évangéliques mais il s’agit de le reconnaître comme son sauveur et Seigneur de son existence. Que ce soit de manière immédiate ou progressive, ce cheminement est un passage dans une vie nouvelle où le Saint-Esprit conduit le croyant dans un chemin de vérité et de sanctification.

  • L’église et les croyants qui la composent ont pour vocation à partager la Bonne Nouvelle de Jésus Christ à tous ceux qui ne sont pas encore au bénéfice du salut accordé à la croix et manifesté pleinement par la résurrection du Fils de Dieu. En ce sens, l’évangélisation est le fait d’une église d’hommes et de femmes qui professent librement la grâce dont ils sont bénéficiaires et la partagent à ceux qui l’ignorent.

  • Deux témoignages de la foi : Le baptême et la cène

    A titre individuel ou communautaire, la foi se manifeste au niveau individuel par le baptême par immersion du croyant qui témoigne de sa foi en Christ et sa volonté de le suivre pour la durée de sa vie. Au niveau communautaire, la cène est le moment de proclamation de l’œuvre de Christ : Fils de Dieu incarné, mort sur la croix à Golgotha, ressuscité d’entre les morts et qui revient bientôt. La cène est généralement partagée lors du culte du dimanche mais peut également se vivre auprès des personnes seules, isolées et dans l’impossibilité de venir au culte.

L'église Apostolique de Quéven, une église charismatique

Le réveil qui eut lieu à Los Angeles en 1906 fut accompagné d’une effusion du Saint Esprit semblable à celle qui eut lieu à Jérusalem au jour de la Pentecôte et mentionnée dans le chapitre 2 du livre des Actes des apôtres dans la Bible. La branche évangélique a été traversée par ce renouveau spirituel notamment au Pays de Galles, dans les régions minières et pauvres du Royaume Uni. C’est dans cet environnement, également en 1906, que le souffle du Saint-Esprit a conduit une foule nombreuse à se tourner vers Christ et donna naissance, entre autres, à l’église Apostolique.

Cette action du Saint-Esprit se manifeste par l’exercice de charismes (parler en langue, paroles prophétiques, don de discernement, paroles de sagesse ou don de guérison…) tels qu’ils sont enseignés dans le Nouveau Testament dans l’église naissante.

Ces charismes ne sont pas une fin en soi mais donnés par Dieu pour l’utilité commune dans le corps de Christ, c’est-à-dire de l’Eglise